vendredi 16 mars 2007

À genoux devant le narcotrafic

De notre consultant, FERNANDO ROSPIGLIOSI Ex ministre de l’Intérieur (Gouvernement de Toledo)

EL Comercio

Comme il fallait s’y attendre, le Gouvernement a cédé aux requêtes des cocaleros illégaux (cultivateurs de coca). Il a suspendu l'éradication dans la seule région du pays où la coca illégale est éliminée, et il a accepté que soient parrainés "tous les producteurs".

Les personnes chargées de le faire ne sont autres que Nancy Obregón -leader cocalera et congressiste nationaliste- et Elsa Malpartida - parlementaire andine, dirigeante de la Confédération Nationale des Producteurs de Coca, C'est-à-dire, autant mettre deux renards dans le poulailler.

Quant au ministre de l'Intérieur -Luis Alva Castro, chargé de l'éradication et de l'interdiction, il s’en est lavé les mains et a disparu de la scène.

La seule chose que veut Luis Alva Castro, c’est de ne pas s’empêtrer dans des problèmes, et de se la couler douce jusqu'à ce qu'il puisse occuper une nouvelle fonction. Que la sécurité des citoyens et l'ordre public se détériorent, que le trafic de drogue s’accroisse, il s’en fiche complètement. La seule chose ce qui le préoccupe, c’est sa carrière politique.

Alva Castro en a chargé la responsabilité au ministre d'Agriculture, José Salazar, qui ignore tout du sujet et qui n’a rien à faire là. Salazar a signé tout ce que les cocaleros voulaient.

Le Gouvernement a agi comme il a l’habitude de faire : le président Alan García parle de fermeté et, dans les faits, son gouvernement cède aux demandes des cocaleros illégaux et au trafic de drogue.

Les cocaleros sont faibles et divisés. Le Gouvernement s’est rendu au premier affrontement. Où en serions-nous si les cocaleros étaient puissants et unis ?


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